Résistances Végétales par Ana Bloom
L’artiste

Photographe plasticienne, Ana Bloom explore les liens entre le vivant, le portrait et la matière. Avec Résistances Végétales, elle signe une série née lors d’une résidence artistique au Maroc, au contact de jardins expérimentaux pensés pour résister au changement climatique, dans les pas du paysagiste Arnaud Maurières et du botaniste Éric Ossart.
La série
À travers ces images à la fois poétiques et habitées, Ana Bloom explore la force discrète des plantes, leur capacité de résilience et la beauté d’un monde en transformation. Chaque photographie invite à regarder autrement ce qui pousse, persiste et se réinvente.
Le texte d’artiste
Ana Bloom accompagne la série de ce texte, que nous publions dans son intégralité.
EDEN or not
Haaaa Le jardin,
cet espace définit, infini,
ce lieu où je viens retrouver mon temps artistique,
celui de la création.
Quand la vie humaine m’entraine dans d’autres rythmes et me presse d’agir de tel ou telle manière,
Celui du jardin m’impose celui du Cosmos.
Il me calme et il m’apaise.
Je viens y déposer mes trop plein d’émotions humaines.
Au creux des arbres se trouvent mes plus gros chagrins.
La nature est généreuse elle ne demande rien en retour,
Elle absorbe, elle transforme, elle oxygène, elle régénère.
Si j’y trouve une rivière je me couche volontiers dans son lit,
Si c’est un bassin j’y plonge jusqu’à toucher son fond.
Dans la ville
Ils sont souvent publics,
Des arbres parfois centenaires y sont présents.
J’en connaît quelques-uns plus que d’autres.
Auprès de ceux-là je trouve parfois refuge.
Au rythme des saisons et des floraisons,
Je viens les saluer.
Si c’est un jardin de jardiniers,
J’y glane les fruits d’une autre pensée,
Parfois d’une autre époque
Ou de territoires inconnus.
Ces lieux imaginés sont à mes yeux des espaces potentiels,
Terrains de jeux poétiques ou infernaux.
Tentative de mettre de l’ordre dans un Univers qui toujours nous échappe,
Esquisse d’un trait d’union entre l’origine et l’évolution
Quand je photographie un jardin,
Ce sont les perspectives dessinées par le jardinier qui guident mon cadre.
Les végétaux, les animaux, les habitants qui m’imposent la distance et me dictent la focale.
La lumière qui me dit quand revenir pour voir mieux voir la face cachée des choses.
C’est la température qui imprime en moi les couleurs que plus tard je développerai et appliquerai comme un peintre moderne sur le support digital et papier.
Quant aux émotions,
Entre calme et volupté,
Elles créent l’accident qui va tout déclencher…
Dans les jardins d’Arnaud MAURIÈRES et Eric OSSART, on n’en mène pas large dans les allées !
Le sujet est épineux,
Cette nature généreuse ne s’offre pas sans piquer un peu,
Pour m’y reposer je vais devoir montrer patte blanche,
Une fois entrée dans les perspectives tout va mieux on y voit plus clair dans leur dessein
Et ça n’est pas rien !
Dans mon jardin réel se trouve mon jardin le plus secret,
ma recherche d’Harmonie.
espace en mouvement permanent,
métaphore et Utopie d’un homme qui comme l’intranquillité de l’âme
ne pourra jamais totalement se reposer sur ses lauriers...
au sein d’un jardin.
Ana BLOOM
Les tirages, en exclusivité chez Studio Matongé
Studio Matongé présente une sélection exclusive de tirages issus de cette série, en édition limitée, numérotés, signés et encadrés. Ces œuvres trouvent naturellement leur place dans un intérieur sensible à la photographie contemporaine, à la matière et aux récits visuels porteurs de sens.

Résistances Végétales 10×10 cm N&B – « Bijoux de Famille »

Résistances Végétales 20×20 cm N&B – « Banana Shaped »

Résistances Végétales 10×10 cm couleur
Découvrez l’ensemble des œuvres et collaborations de La Galerie du Studio.
Pour prolonger la rencontre avec l’artiste, lisez aussi Paris Noir au Centre Pompidou – une visite aux résonances intimes avec Ana Bloom.